Areva promet 35 millions d’euros de dédommagement au Niger

 62875_the-sign-of-france-s-nuclear-reactor-maker-areva-is-seen-at-the-entrance-of-the-french-nuclear-tricastin-site-in-southeastern-france

Un succès diplomatico-économique pour le Niger

Sous la pression du gouvernement nigérien, Areva, le groupe nucléaire français, s’est engagé à débloquer 35 millions d’euros, soit 23 milliards de FCFA, sur deux ans en guise de dédommagement afin de compenser financièrement le retard pris dans l’exploitation de la mine d’uranium d’Imouraren, considérée comme la deuxième plus importante mine d’uranium avec une production estimée à 5000 t par an.

Selon le directeur de cabinet, Hassoumi Massaoudou « cet argent est destiné à compenser une année de retard qu’accusera l’exploitation de la mine entre 2014 à 2015 ». Le paiement de la compensation par Areva des 35 millions d’euros devrait se faire par anticipation à raison de 16 millions d’euros en 2013, puis 10 millions en 2014 et enfin 9 millions en 2015.

Initialement prévue pour démarrer en 2012, puis en 2014, la mine Imouraren d’Areva n’entrera probablement en exploitation que vers 2016. Premier produit d’exportation du Niger, l’exploitation du minerai d’uranium  ne représente actuellement que 5% du PIB. Finalement, les pressions et les dénonciations du gouvernement nigérien, en l’occurrence, le Ministre des Mines et du Développement Industriel, Omar Hamidou Tchiana, ont fini par porter leurs fruits.

En octobre dernier, le gouvernement nigérien avait fait savoir sa volonté de mettre fin à ce partenariat déséquilibré dans l’exploitation de la mine d’uranium depuis 41 ans, en participant à la gouvernance du secteur.

Par ailleurs, Areva envisage également de céder 10% de ses parts dans la mine d’uranium Imouraren au groupe chinois CNNC pour une bagatelle de 200 millions €.

Etude d’impact environnemental contestée

A noter que la société Areva a fait également l’objet de vives dénonciations de la part des ONG de défense de l’environnement,  l’accusant de violer les réglementations environnementales en vigueur au Niger. La Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD), basée en France, et l’ONG nigérienne Aghir in man, ont contesté le rapport d’étude d’impacts sur l’environnement de cette mine, estimant que le rapport n’envisage pas de réponse précise quant « aux questions concernant l’impact hydrogéologique et l’entreposage à long terme des déchets radioactifs ». Elles ont également reproché à la société Areva d’avoir rédigé en anglais une annexe du rapport et revendiqué une  nouvelle étude d’impact pouvant être expertisée par des scientifiques indépendants.

Dr. Alassani Sanny AGNORO
Politologue,
Spécialiste de l’Afrique de l’Ouest
Expert/Consultant  Affaires Economique, Stratégique & Géopolitique
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s